25 août 2005
Série noire - 1979
Héhé... j'en connais un qui va être content... ^^
Depuis le temps que tu voulais que je le voie... tu desespérais hein?? si si, j'le sais! mdr ^^
Ben tu vois, fallait pas... je t'avais promis de le regarder... ;-)
Aie confiance en ta tite soeur un peu!! ^^
France 111 mn
Réalisateur : Alain Corneau
Scénario : Alain Corneau, George Perec, d'après l'oeuvre de Jim Thompson
Photographie : Pierre-William Glenn
Musique : Duke Ellington, Juan Tizol
Interprètes : Patrick Dewaere, Marie Trintignant, Bernard Blier, Myriam Boyer, Jeanne Herviale, Andreas Katsulas, Charlie Farnel, Samuel Mek, Jack Jourdan, Fernand Coquet,...
Nominations aux Cesar 1980 : meilleur acteur pour Patrick Dewaere, meilleur second rôle masculin pour Bernard Blier, meilleur second rôle féminin pour Myriam Boyer, meilleur scénario original ou adaptation, et meilleur montage
Synopsis :
Frank Poupart est représentant dans la banlieue parisienne. Les affaires ne sont pas très bonnes, et il "tape" volontiers dans la caisse. A la recherche d'un mauvais payeur, il rencontre Mona, une adolescente dont la vieille tante exploite les charmes. Quitté par sa compagne, Jeanne, il est arrêté à cause de l'argent qu'il doit à son patron, Staplin, puis libéré grâce à Mona. Celle-ci lui explique qu'elle s'est servi d'une somme issue du magot de sa tante. Germe alors le projet de se débarrasser de la vieille pour mettre la main sur l'argent et libérer la jeune fille...
Série noire est l'adaptation pour le grand écran d'un roman de Jim Thompson intitulé "Hell of a woman" et paru dans la fameuse série de romans "Série noire", sous le titre "Des cliques et des cloaques". ( Jim Thompson auteur également du "Guet-Apens", adapté au cinéma par Sam Peckinpah, des "Arnaqueurs", adapté au cinéma par Stephen Frears, et des "Sentiers de la gloire", adapté par Stanley Kubrick, entre autres... ^^ )
Le cinéaste Bertrand Tavernier ne tarit pas d'éloges sur le Série noire d'Alain Corneau. Dans un entretien accordé au magazine Le Point, celui qui a déjà adapté une oeuvre de Jim Thompson avec Le coup de torchon explique : "Difficile de trouver les mots, les phrases exactes pour décrire ce que l'on ressent physiquement après Série noire, tant on en sort épuisé, lessivé... Comme si l'on avait réellement participé à tout ce qui vient de se dérouler sur l'écran. Comme si l'on avait vraiment mené avec Patrick Dewaere, en même temps que lui, cette course haletante qui, par son lyrisme du sordide, sa poésie du dérisoire, renvoie directement à la fuite vertigineuse de Richard Widmark dans Les Forbans de la nuit. Mêmes personnages fantomatiques, étrangers à ce qui les entoure, prisonniers de leurs rêves, même angoisse métaphysique."
Bon, suis quand même contente d'avoir attendu de le voir...le film porte tellement bien son nom, c'est tellement glauque, qu'il vaut mieux le voir un jour de joie extrême! lol
(non pas que je soie d'une humeur phénoménale vu le temps... mais soit, c'est un autre débat! lol)
Alors alors... tu meurs d'impatience de connaître mon verdict hein Chris? j'ai aimé? j'ai pas aimé??
Hahahaha bien sûr que j'ai aimé!!! ^^
Comment ne pas aimer?????!!!!!!!
Dewaere est MONSTRUEUX!!!!!!!!!!! c'est lui qui porte tout le film sur ses épaules!!!!!!! ^^
Non pas que les autres acteurs soient mauvais (loin de là!! c'est ptet le meilleur casting que j'ai vu dans le cinéma français!), mais il crève littéralement l'écran!!
Je lui en veux à mort de s'être foutu une balle!!!! comme dit Jo, il aurait pu penser aux autres!!!!! :-(((((
C'était, et de loin pour moi, le meilleur acteur français!!! Aucun avant lui n'a réussi à m'émouvoir à ce point!! :-(
Merci à Corneau de lui avoir offert ce rôle sur mesure! ^^
Corneau d'ailleurs irréprochable lui aussi dans la réalisation... t'avais raison Chris, c'est très scorsesien... ^^
Dans le choix des chansons déjà... c'est kitsch à mort (Claude François, Boney M, Sheila, ... lol), mais ça colle parfaitement avec l'époque, et c'est en ça que c'est très inspiré de Scorsese... (Mean Streets en particulier ;-) )
Et comme Scorsese, malheureusement, aucune récompense aux Cesar, malgré toutes les nominations... :-((
Les dialogues aussi j'ai beaucoup aimé ^^
Par exemple, quand Jeanne râle parce qu'elle ne peut plus nettoyer la maison tant elle tombe en ruines, Franck lui rétorque que sa mère à lui s'en sortait très bien comme ça!
Jeanne : "Mais j'suis pas ta mère moi!"
Franck : "Et tu t'en vantes"?
PTDR!!!!!
Mais bon, mis à part ces quelques vannes, c'est super super sombre... surtout pour l'époque!!
C'est la première fois que je le vois, donc je ne peux pas encore en parler comme toi Chris... mais sois rassuré, j'ai ADORÉ!!!!!!! ^^
12 juillet 2005
Un tramway nommé désir - 1951
Adaptation de la pièce de Tennessee Williams, c'est le film (avant le film, la pièce a été jouée à Broadway) qui a véritablement lancé la carrière de Marlon Brando... :-)
Etats-Unis 122 mn n.b
Réalisateur : Elia Kazan
Scénario : Tennessee Williams, Oscar Saul, d'après la pièce de Tennessee Williams
Photographie : Harry Stradling Sr.
Musique : Alex North
Interprètes : Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter, Karl Malden, Rudy Bond, Nick Dennis, Peg Hillias, Richard Garrick, Ann Dere, Edna Thomas, ...
Oscars : Meilleure actrice pour Vivien Leigh, Meilleur second rôle masculin pour Karl Malden,Meilleur second rôle féminin pour Kim Hunter, Meilleure direction artistique
Synopsis :
Dans un appartement minable de La Nouvelle Orléans, Stella Du Bois, descendante d'une vieille famille aristocratique, vit avec son mari Stanley Kowalsky, un Polonais "plébéien et sensuel" pour les beaux yeux duquel elle a abandonné la plantation familiale. Survient Blanche, la soeur de Stella. Psychologiquement ébranlée par le suicide de son mari, elle éprouve une attirance maladive pour son beau-frère tout en étant révulsée par ses manières. Après une scène où Stanley la met face à sa déchéance physique, Blanche sombre complètement dans la folie...
"Every man's a King, and I'm the King around here, and don't you forget it".
Une réplique lâchée avec furie par un Brando agé de 27 ans à l'époque...Sexy en diable, vêtu d'un débardeur sale, déchiré, laissant apparaître des muscles saillants, luisants de sueur, il se fait l'incarnation d'une nouvelle génération d'ouvriers immigrés d'après guerre. Un diamant brut dans un écrin de la plus belle facture...Mais ce serait dommage de ne retenir que sa sensualité, son talent étant au moins aussi important... ;-)
Et Vivien Leigh, à mille lieues de son rôle dans Autant en emporte le vent!
Elle est ici vulnérable, fragile, humaine, très très touchante...magnifique!!
La confrontation de deux monstres sacrés...c'est quelque chose!!!
L'un des couples les plus mythiques du septième art!!
A voir absolument!!
08 juillet 2005
Voyage au bout de l'enfer
J'ai rarement été aussi choquée devant un film...
Choquée par l'interprétation plus que magistrale des acteurs, et surtout par certaines scènes qui resteront à vie gravées dans ma mémoire...
Etats-Unis 183 mn
Réalisateur : Michael Cimino
Scénario : Michael Cimino, Louis Garfinkle, Quinn K.Redeker, Deric Washburn
Photographie : Vilmos Zsigmond
Musique : Stanley Myers
Interprètes : Robert De Niro, John Cazale, John Savage, Christopher Walken, Meryl Streep, George Dzundza, Chuck Aspegren, Shirley Stoler, Rutanya Alda, Pierre Segui, Mady Kaplan, Amy Wright, ...
Oscars : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur second rôle masculin pour Christopher Walken, Meilleur montage, Meilleur son
Cinq ouvriers sidérurgistes affrontent les hauts fourneaux d'une petite ville de Pennsylvannie et partent ensemble chasser le cerf. Parce que c'est la guerre au Vietnam, trois d'entre eux deviennent soldats sur le départ. Deux ans plus tard, la guerre sévit toujours et ces derniers se retrouvent prisonniers dans un camp vietcong...
Pour se préparer au rôle de Michael, Robert De Niro vécut intimement dans la petite ville de Clairton six semaines avant le début du tournage. Il fréquenta les ouvriers, but au bar du coin, joua au billard et étudia les accents. Il alla même jusqu'à changer son permis de conduire de New York contre un permis de Pennsylvanie. Il prit de nombreuses notes concernant la chasse au cerf et le travail à la sidérurgie.
Robert De Niro et John Savage refusèrent d'être doublés pour la fameuse scène de fuite en hélicoptère où ils tentent d'y grimper et finissent par lâcher prise pour retomber dans le fleuve. Cette périlleuse cascade nécessita quinze prises et deux jours complets de tournage!
Durant la scène de la roulette russe, d'une rare violence, Robert De Niro recevra pour de vrai les coups portés par ses tortionnaires. Il sera frappé plusieurs fois au visage. L'acteur avouera que cette séquence a été l'une des plus difficiles à tourner de sa carrière... (tu m'étonnes!!)
Voilà pourquoi je l'aime tant!!! Aucun acteur, aucun, ne s'investit autant à fond!!!!!
Comme j'avais la rage pendant cette fameuse scène de la roulette russe!!!!!!!!!
On est là, impuissants, à les mater se prendre des bonnes gifles bien humiliantes...et on attend que Michael pète les plombs...(de toute façon, s'il les butaient pas, je rentrais dans ma télé pour le faire! lol)
C'est insupportable...:-/
Mais bon, sans parler de racisme, on peut reprocher le contraste trop fort entre les Viets sadiques et sans pitié, et les ricains gentils et héroïques... :-/
Les ricains n'ont pas fait des choses très glorieuses non plus au Vietnam, faut pas l'oublier... :-/
Soit... Selon moi, c'est le meilleur film qui traite de cette guerre horrible, parce que le plus intimiste...
On découvre l'avant-guerre, période de fête, de joie et d'insouciance...le pendant avec toutes ses atrocités, et l'après-guerre, marqué de ses conséquences psychologiques...
Mais c'est avant tout un putain de film sur l'amitié...
Michael a promis de ne jamais laisser tomber ses copains, il tient parole...Que ce soit Nick ou Steven, il fait tout pour les sauver...Michael, c'est le meilleur ami du monde!!
Et Bobby, le meilleur acteur du monde!!!!
Avec aussi une mention spéciale à John Cazale, définitivement parti bien trop tôt... :-(
Et Christopher Walken, évidemment!










